

L'Ouvrage de Hobling, ou petit ouvrage de Hobling est un ouvrage d’infanterie, situé sur la commune de Chémery-les-Deux, dans le département de la Moselle. Son nom de code est A23.
Faisant partie du secteur fortifié de Boulay, il se trouve entre le gros ouvrage Michelsberg et le petit ouvrage Bousse, face à l'Allemagne. Altitude 235m.
Approuvé en mai 1931 les travaux de fouille des blocs débutent en septembre 1931. Prévu pour être équipé de 5 blocs, le chantier initial débute seulement sur quatre, le cinquième étant l’entrée arrière, prévue ultérieurement. Ce projet de second cycle, auquel est prévu d’adjoindre une tourelle de morties de 81 mm ne sera jamais concrétisé
Bloc 1 : 1 cloche Jumelage de Mitrailleuses, 2 cloches Guetteur Fusil Mitrailleur.
Bloc 2, qui est une casemate d’infanterie, servira d’entrée mixte hommes/matériel- munitions. Le bloc est équipé de 2 cloches GFM, 1 créneau de Jumelages de Mitrailleuses/canon AntiChar de 47 mm, 1 créneau de JM.
Bloc 3 : Equipé d’une tourelle de mitrailleuses et 1 cloche GFM
Bloc 4 : Un bloc d’observation qui était rattaché à l’ouvrage d’artillerie de Mont-des-Welches situé à 4 km plus vers le Nord-Ouest, équipé d’1 cloche observatoire/Vision Directe ou Périscopique et 1 cloche GFM.
L’ouvrage est prévu pour 4 officiers et 115 hommes. On peut remarquer le style des peintures des galeries et casernement, en « trompe l’œil » pour donner un aspect plus chaleureux aux parties souterraines.
Mobilisé comme l’ensemble des ouvrages de la Ligne il ne subit pas directement les combats.


L'ABRI X14 du Bois de Cattenom
L’abri du Bois de Cattenom, codé X14 est un abri d’intervalle à deux niveaux, situé sur le Secteur Fortifié de Thionville dans la forêt communale de Cattenom. Conçu pour accueillir 50 hommes, cet abri faisait partie des infrastructures destinées à offrir un cantonnement temporaire aux unités d'infanterie. Les soldats y trouvaient des chambrées pour 16 hommes, une infirmerie, des sanitaires et une cuisine pour des repas chauds Il se situe dans l’intervalle du Petit Ouvrage du Bois Karre et du Gros Ouvrage du Kobenbush, à l’altitude de 200m . Contexte général : A la déclaration de guerre de septembre 1939, les ouvrages sont déjà prêts à se battre face à une attaque brusquée de l’ennemi, suite à la pré-mobilisation du 23 août 1939. De septembre 1939 à mai 1940, l’activité du secteur fortifié de Thionville et du saillant de Cattenom est relativement calme. Les hommes fortifient leur position avec la constitution de tout un réseau de tranchées et de blockhaus M.O.M.². Tout change au 10 mai 1940 lorsque l’Allemagne attaque l’Europe de l’Ouest. Au début de l’offensive, les ouvrages du saillant de Cattenom n’entrent pas en action, mais la situation va se dégrader qu’à partir du 15 mai 1940 où l’artillerie de l’ouvrage du Galgenberg entre pour la première fois en action face à des troupes Allemandes venant du Luxembourg. De cette date jusqu’au 13 juin 1940, les ouvrages sont régulièrement bombardés par l’artillerie Allemande. Près de 10 000 obus tombent sur l’ensemble de la forêt de Cattenom en un mois. Plusieurs fusillades ont également lieu entre l’infanterie Française et les patrouilles Allemandes. A partir du 14 juin 1940, lorsque les troupes d’intervalle quittent le saillant de Cattenom pour se replier en direction du Sud, les ouvrages restent seuls sur la position. La fortification étant isolée, les troupes Allemandes vont en profiter pour resserrer chaque jour leur étau. Les casemates de Basse-Parthe sont régulièrement attaquées par l’infanterie Allemande, et les casemates doivent leur salut à l’artillerie de l’ouvrage du Galgenberg qui intervient pour les protéger à plusieurs reprises. L’ouvrage de l’Oberheide se trouvant à la pointe de la forêt de Cattenom et étant donc facilement atteignable par de petits commandos Allemands, est quotidiennement approché par l’ennemi. Les mitrailleuses de l’ouvrage jumelé à l’artillerie des ouvrages du Kobenbusch, du Galgenberg et de Métrich parvient à les repousser facilement. Le 25 juin 1940 lorsque l’armistice entre en vigueur entre la France et l’Allemagne, les ouvrages du secteur fortifié de Thionville tiennent toujours. Il faut attendre le 30 juin 1940 pour que les ouvrages de la rive gauche de la Moselle déposent les armes et livrent les ouvrages intacts aux autorités Allemandes Dès la fin du conflit en 1945, les autorités militaires françaises reprennent en main les ouvrages pour les remettre en service. Ils sont entretenus et occupés jusque dans les années 1960 avant de tomber dans l’abandon et l’oubli. En 2007, trois associations (A12,A15 et A16) qui s’occupaient de la Ligne MAGINOT sur Cattenom ont fusionné pour créer « La Ligne MAGINOT du Secteur Fortifié du Bois de Cattenom » puis en 2016, l’association devient « Ligne Maginot de Cattenom et Environs » L’association regroupe des amateurs de la fortification de tous les âges intéressés par la sauvegarde de ce patrimoine. Les ouvrages gérés actuellement d’Ouest en Est : • Les casemates d’infanterie de Basse-Parthe • L’observatoire d’artillerie de Cattenom • L’abri du Bois de Cattenom • L’ouvrage d’artillerie du Kobenbusch • Le petit ouvrage de l’Oberheide • La casemate d’infanterie du Sonnenberg • L’ouvrage d’artillerie du Galgenberg • Le petit ouvrage de Sentzich Le site de l'association : https://forticat.com/fr/
*Attention ces images datent de 2010, les travaux entrepris par l'association ont continué depuis. Rendez leur visite !
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