LES BLOCKHAUS DES FOURCHES

 

Avec son allure de château fort, le « blockhaus »  des Fourches offre un style différent par rapport aux autres ouvrages du secteur . A l’origine il y avait 3 de ces blockhaus, deux ont disparus ou ne reste que quelques reliefs, seul celui-ci a traversé le temps.

(A noter que le terme "blockhaus'" appliqué officiellement aux trois bâtiments correspond bien à l'étymologie initiale du terme, incluant le terme "haus" : maison.)

La construction de ces ouvrages est décidée après 1889, où la crête des Fourches est dans un premier temps organisé pour des batteries de montagne avant qu’un 1er ouvrage soit construit (1897 -1898) à 2356 m d’altitude, au niveau d’où sera coulé le « bloc de Ventabren » en 1939.

Cet ouvrage qui avait des dimensions de 12m x 6,5m était prévu pour 25 hommes, et disposait de quelques créneaux de fusillade. Il reste les soubassements des murs, sans la présence de décombres. Il semble que les pierres, si l’ouvrage n’a pas été démolli pour, ont été récupérées et réutilisées.

Le blockhaus N°2, édifié en 1898/1899 sensiblement identique au N°1, pour lequel il ne reste que quelques vestiges, dont le linteau de porte avec la date « 1898»

L’ouvrage « blockhaus N°3 » a été édifié dans la continuité des deux autres, entre 1898 et 1900 : Sur deux niveaux de créneaux de fusillade, une capacité de 50 hommes et des dimensions de 10,60 x 9,40 m.

On accède au toit formant terrasse par des échelons métalliques, soutenu par une charpente en bois de belle facture servant de casernement à l’étage inférieur. Hélas certains éléments de bois semblent commencer à accuser le poids des ans et du climat, l’accès à cette terrasse semble pour le moins risqué.

A l’angle nord-ouest une échauguette métallique prenant appui sur la maçonnerie permettait à un observateur de s’abriter d’éventuels coups de feu.

Cette guérite est assemblée à partir d’éléments qui démontés pouvaient être transportés à dos de mulet. Selon le lieutenant-colonel Truttmann, « (elle) est la dernière échauguette de la longue histoire de la fortification ».

Cet ouvrage qui est dans un été d’abandon total présente encore de beaux vestiges, et c’est, de la même façon que l’Avant-poste des Fourches un ouvrage qui mériterait d’être restauré et mis en valeur, avant que les outrages (vandalisme, climat) ne rende toute tentative de sauvegarde vouée à l’échec, dans un secteur parsemé de très nombreux chemins parcourus par des centaines de randonneurs…

 

Sources : Wikimaginot / Inventaire général du Patrimoine culturel Région Provence-Alpes-Côte d'Azur par Truttmann Philippe - Faure-Vincent David